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Mardi 29 avril 2008

Cairns, Australie, le 28 avril 2008,

De retour en Australie, dans le Queensland cette fois-ci, au nord-est du pays, nous explorons pendant deux semaines la region situee au nord de Cairns.

Un peu decus de ne pas avoir pris le temps de decouvrir le coeur rouge de l'Australie, nous nous offrons une toute petite seance de rattrapage dans les Atherton Tableland, une region de hauts plateaux vallonnes et de cascades abondantes, anciennement recouverts de foret humide et aujourd'hui exploites pour la canne a sucre et l'elevage. C'est d'ailleurs pour cultiver la canne a sucre et dans le cadre d'une politique negriere que des kanaks ont jadis ete amenes en Australie ; on retrouve encore une communaute kanak dans le nord Queensland.























Nous avons roule jusqu'a Chillagoe, ses ruines de fonderie, sa station essence, son bar-saloon digne du far-west et ses termitieres rouges. Nous avons goute a l'Australie profonde, rurale et deserte, avec ses pistes de terre ocre, le long desquelles wallabies et vaches nomades viennent nous dire bonsoir au coucher du soleil.
















Apres cette incursion dans les terres, nous regagnons la cote, et posons nos valises pour 4 jours a Port Douglas, station balneaire chic et decontractee situee a 60 km au nord de Cairns. La petite ville compte une marina situee dans l'estuaire d'une riviere, dans un cadre magnifique de collines recouvertes de foret humide.

















C'est aussi le point de depart d'excursions en bateaux sur la Grande Barriere de Corail, la plus grande au monde, et egalement la plus longue forme vivante, visible depuis l'espace.
La barriere vue de bateau n'a rien d'extraordinaire et apres avoir goute a la beaute du lagon caledonien la couleur de l'eau est un peu decevante. Mais vue d'avion, la barriere prend tout son sens. Surtout le spectacle se trouve sous l'eau. Meme si les coraux ont souffert de la surfrequentation touristique, il n'en reste pas moins que le relief sous-marin est spectaculaire (plateaux et vallees) et que la faune presente des specimen de poissons tropicaux de taille inhabituelle. Deposes par le bateau sur 3 spots differents sur la barriere nous avons pu observer en "snorkelling" (palmes-masque-tuba)  les tres belles formations coralliennes et les enormes poissons qui y evoluent. Nous avons meme apercu, a 20 metres, notre premier requin, heureusement assez petit et peu interresse par notre presence.























Cette partie de l'Australie est particulierement hospitaliere, puisqu'en sus des requins, la mer abrite entre novembre et mai deux especes de meduses mortelles, nous obligeant a nager dans des tenues dignes de Jacques Villeret dans la soupe aux choux. Quant aux estuaires et aux rivieres, ils abritent de nombreux crocodiles d'eau salee, les plus agressifs au monde, caches au coeur de la mangrove. Nous avons pu en observer deux specimen sur la Dantree River, pres de Cape Tribulation ou s'est acheve notre periple australien.























Cape Tribulation est un bout du monde. Apres ce point, un 4x4 est necessaire pour continuer et gagner le Cape York. Il n'y a ni reseau GSM ni electricite.
Cape Tribulation doit son nom a notre ami le capitaine James Cook. Il l'a ainsi nomme car c'est a partir du moment ou il s'est echoue sur le recif au large de ce cap que les peripeties malheureuses ont commence pour l'equipage de l'Endeavour.
















Mais si la region de Cape Tribulation est remarquable, c'est aussi parce qu'elle est le seul endroit au monde ou la foret humide rejoint la mer (poussant meme sur le sable), et qu'elle compte deux sites naturels classes au patrimoine mondial de l'Unesco, la foret humide et la Grande Barriere de corail.














Au large du Cape Kimberley se trouve une petite ile corallienne. Nous y avons passe 2 jours merveilleux, jouant les Robinson Crusoe. Partis en kayak de mer depuis Cow Bay, au sud de Cape Tribulation, nous avons longe la cote, passe le Cap Kimberlay, pagaye jusqu'a l'ile.
















La, echoues sur une petite plage, nous avons installe notre campement un peu en retrait dans la foret humide. Nous avons profite de moments magiques : snorkelling sur le recif a deux metres de la plage, decouverte de l'ile en kayak ou a pied, baignade, aperitif face au soleil couchant et diner a la lumiere des bougies, a discuter avec notre guide, Clare l'anglaise et Kerin l'Australienne. Et quel bonheur de se reveiller le matin au moment ou le disque rougeoyant du soleil commence a apparaitre sur la mer, et de le voir se lever tout doucement, allonge dans un hammac, sirotant un cafe bien chaud...














par marjo.olivier publié dans : Australie
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Mardi 22 avril 2008

Noumea, Nouvelle-Caledonie, le 15 avril 2008


Parmi les iles melanesiennes (c'est-a-dire les iles du sud-ouest du Pacifique), la Nouvelle-Caledonie est certainement celle dont le niveau de developpement est le plus eleve.  Quoiqu'on en pense, c'est certainement la le resultat d'une politique de colonisation active et constante de la part de la France. De fait, les populations indigenes de l'ile, a savoir les Kanaks, ont subi une acculturation occidentale beaucoup plus forte que leurs freres du Vanuatu ou des iles Salomon.

Pour autant, meme si les Kanaks ont aujourd'hui integre dans leurs modes de vie la plupart des elements de modernite, ils ont su conserver presque intacte leur culture traditionnelle, toujours regie par la coutume.

 

L'organisation sociale kanak repose sur deux piliers : le clan et la tribu. Le clan, c'est la famille au sens large, evoluant au gre des mariages et des naissances.
La tribu est un ensemble de clans qui vivent dans la meme vallee et qui parlent une meme langue. La tribu est dirigee par le "petit chef", assiste d'un conseil des Anciens qui se reunit dans la grande case, reconnaissable a sa haute fleche faitiere en bois sculpte.
Organisation administrative a la francaise oblige, les tribus ont elles aussi du se mettre a l'heure de l'intercommunalite, ou plutot de l'intertribalite, avec la creation de districts regroupant plusieurs tribus et diriges par le "grand chef".
Mais cette tentative de regroupement trouve sa limite dans le fait que chaque tribu possede son propre dialecte. D'ailleurs, ironie de l'histoire, le seul moyen de communication entre deux tribus habitant deux vallees voisines est le francais, qui represente finalement, avec la religion chretienne, le principal trait d'union entre les tribus kanak.

























Mais si chaque tribu a sa propre identite, elles respectent cependant toutes la "coutume", qui correspond a un code de conduite transmis oralement permettant de regir les rites et les echanges sociaux a l'interieur du clan et avec les autres clans et de maintenir le lien avec les ancetres.
L'echange de cadeaux est un element important de la coutume car c'est ce qui permet de creer du lien scoial fonde sur un echange d'obligations mutuelles.
Aujourd'hui encore, meme les "zoreilles" (Francais de metropole) doivent "faire coutume" lorsqu'ils sont accueillis en tribu ou penetrent dans la case du chef. Faire coutume consiste a glisser dans un morceau de tissu un petit billet et un paquet de cigarettes et de le remettre au chef de la tribu ou du clan en echange de son hospitalite.

 
 


La coexistence entre ce droit coutumier et le droit civil francais n'est pas sans poser quelque difficulte au quotidien.
Ce qui n'etait jusqu'a present pour nous qu'un sujet de droit potentiel pour les concours (et sur lequel on faisait generalement l'impasse), est soudain devenu une realite concrete : par exemple, on apprend dans le journal que, suite aux elections municipales, la nouvelle commission pour les affaires tribales de la ville de Bourail a fait connaissance avec les chefs kanak des tribus alentour.
Ou encore on decouvre au supermarche un ecriteau indiquant que "sur decision coutumiere, la vente d'alcool est interdite le dimanche" !
























Il faut avouer que cette cohabitation entre droit positif et droit coutumier est assez surprenante pour les Metros que nous sommes.

Deformation professionnelle oblige, on imagine la galere pour les fonctionnaires caledoniens dans la gestion au quotidien de cette dualite. Et que dire du directeur des finances qui doit se contenter d'un rendement de l'impot local bien faible : il n'est evidemment pas question de lever une taxe d'habitation ou une taxe fonciere sur une assiette qui n'existe pas, puisqu'il n'y a pas de propriete privee au sein de la tribu.




Mais bon, laissons ces problemes de gestion locale a d'autres : la plage de sable blanc et le lagon turquoise nous attendent !


par marjo.olivier publié dans : Nouvelle-Calédonie
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Lundi 21 avril 2008
 Noumea, Nouvelle-Caledonie, le 16 avril 2008,


Ayant privilegie les iles de Nouvelle-Caledonie a la "Grande Terre", nous nous sommes concentres sur sa partie la plus sauvage, le Grand Sud, ses collines de maquis vert, sa terre de latherite rouge riche en nickel, ses forets humides et ses baies ouvrant sur le lagon.















Sauvage et isole, le Grand Sud se merite. Comptant tres peu d'habitants et une poignee de tribus, on ne trouve dans cette region quasiment aucun lieu d'hebergement ou de restauration. Les routes en pietre etat sont jonchees de nids de poule et de radiers qui en l'absence de pont permettent le passage a gue des rivieres. En cas de forte pluie, les routes peuvent etre submergees en quelques minutes...et les automobilistes bloques doivent attendre la decrue pour pouvoir de nouveau passer.

 













Dans ces grands espaces sauvages, la seule activite presente est l'extraction du nickel : l'actuelle construction d'une mega usine bresilienne, Goro Nickel, cree debats et polemiques sur la scene politique locale en raison de son impact sur l'environnement. On peut effectivement craindre pour la preservation des eco-systemes alors meme que le Grand Sud se caracterise par sa vegetation primitive dont 80% des especes sont endemiques.

Munis d'une voiture, d'une tente et de quelques provisions nous avons sillonne la region. Nous avons ainsi pu admirer la baie de Prony abritant les ruines de l'ancien bagne et les chutes de la Madeleine,tronant au milieu d'un paysage a la Jurassik Park.















Nous avons tente d'aborder la cote orientale, tres humide, mais des trombes d'eau nous ont obliges a rebrousser chemin pour ne pas se retrouver prisonniers des routes coupees.












Replies sur le Parc provincial de la Riviere bleue, nous avons admire, bien au sec et en toute tranquillite (nous etions les deux seuls visiteurs de la journee) la foret noyee, creee suite a la mise en place du barrage de Yate. Finalement, une famille de cagous a decide de nous tenir compagnie quelques minutes. Le parc est en effet une aire de protection de cet oiseau endemique, embleme de la Nouvelle-Caledonie qui a la particularite de ne pas voler et de nicher a terre. Les cagous, c'est aussi le nom donne aux equipes sportives de Nouvelle-Caledonie lorsqu'elles evoluent a l'etranger.











Une echapee dans le Grand Sud qui nous a vraiment seduits par son caractere sauvage. A l'image du pays tout entier, cette region n'est pas aisement accessible. Elle ne se livre pas, elle se conquiert. C'est encore une fois tout le charme et toute la difficulte d'un voyage en Caledonie.


 

par marjo.olivier publié dans : Nouvelle-Calédonie
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Dimanche 20 avril 2008

Nouméa, Nouvelle-Caledonie, le 17 avril 2008


Maré, Tiga, Lifou et Ouvéa... Quatre noms qui font rêver, et pour cause : ces quatre atolls, qui constituent la province des îles Loyauté, à environ 100 km à l'est de la Grande Terre, offrent des paysages dignes d'une carte postale, conformes à l'idée que l'on peut se faire des mers du Sud : plages de sable blanc bordées de cocotiers, lagon immobile aux eaux turquoises, déferlantes du Pacifique se brisant sur le récif...

Pourtant, chacune des quatre îles a son charme bien à elle et ses petits secrets bien gardés.
Pour notre part, nous avons profité de trois d'entre elles : Lifou, Maré et Ouvéa.














Tout d'abord, Lifou : c'est la plus grande des Loyauté (aussi grande que la Martinique) et aussi la capitale administrative de la province avec un peu plus de 10 000 habitants.
Ses atouts : des plages de sable blanc dans lesquelles on voudrait se noyer de bonheur, d'anciennes falaises coralliennes recouvertes de végétation tropicale, désormais les pieds au sec suite à la baisse du niveau des océans, et d'impressionnantes grottes calcaires, parfois immergées. La baignade dans les eaux vert émeraude de la grotte de Luengoni, entre des stalactites acrérés révélés par le faisceau de la lampe torche, restera une expérience inoubliable !


Au tour de Maré, l'île où poussent les meilleurs avocats de Nouvelle-Calédonie, certainement la plus authentique grâce à une culture kanak bien préservée. C'est aussi la plus sauvage avec ses côtes déchiquetées et son récif corallien frangeant.























Imaginez des falaises de corail recouvertes de pins colonnaires (en forme de colonnes comme leur nom l'indique), ménageant ici et là quelques criques de sable blanc baignées par les eaux transporentes du lagon, et à 100 mètres seulement du rivage, le bleu intense et le bruit sourd de l'océan stoppé net par le récif.














Maré, c'est vraiment notre île coup de coeur !




Enfin, Ouvéa et sa réputation en demi-teinte : d'un côté, elle a fait la une des journaux en métropole en 1988 lorsque le FLNKS (Front de libération national kanak et socialiste) tue 4 gendarmes avant de se replier avec 16 otages dans une grotte qui deviendra la fameuse "grotte d'Ouvéa". La prise d'otages se termine tragiquement avec l'intervention des militaires français qui fait 21 morts ! Deux mois plus tard seront signés les accords de Matignon, qui marquent le début d'un réel dialogue entre Caldoches loyalistes et Kanaks indépendantistes.

















Mais Ouvéa, c'est aussi et surtout un atoll corallien parfait, composé d'une longue et étroite langue de sable prolongée par un chapelet d'îlots qui s'enroulent autour d'un magnifique lagon déclinant toutes les nuances de bleu. Et que dire de son interminable plage de sable blanc qui ne fait pas moins de 25 km de long !
Au moins, sur Ouvéa, on ne se pose pas trop de questions : au programme, farniente, farniente et encore farniente.














Mais il y a tout de même une attraction incontournable entre deux séances de bronzette : l'observation de la faune sous-marine sous le pont de Mouli.
Voila une tortue qui fait surface pour reprendre sa respiration, suivie de pres par une raie manta qui saute hors de l'eau et retombe en faisant un magnifique plat, poursuivie par un petit requin de recif. Un veritable aquarium naturel !














Et le plus incroyable dans tout ca, c'est que vous etes quasiment seuls a gouter a ces petits coins de paradis. Les iles Loyaute restent un secret bien preserve, tres loin du tourisme de masse. Il faut dire que leur enclavement y est pour beaucoup : entre des liaisons aeriennes aleatoires et des ferrys escargots, il faut accepter le risque de ne jamais pouvoir en repartir... mais est-ce vraiment un probleme ?
par marjo.olivier publié dans : Nouvelle-Calédonie
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Samedi 19 avril 2008

Ile des Pins, Nouvelle-Caledonie, le 2 avril 2008


Au risque de vous lasser avec nos colonies pénitentières et nos prisons du bout du monde - mais c'est pourtant l'un des fils conducteurs de notre périple - nous voici à présent sur l'Ile des Pins, un bagne au paradis.

L'Ile des Pins, en Nouvelle-Calédonie, se trouve au sud de la Grande Terre. Un ferry, le Betico, la dessert 3 fois par semaine depuis Nouméa. Nous avons donc fait le voyage, assez court : 2h15 plus tard, nous accostions sur l'île, accueillis par une grande raie manta nageant dans les eaux translucides, proche de la jetée. Le ton était donné, nous étions bien au paradis.


Plages de sable blanc, mer turquoise aux eaux transparentes et si calmes qu'on pensait nager dans une piscine, lagon protecteur, baies magnifiques et bassin naturel dans lequel vont et viennent des poissons de toutes les couleurs. Et puis côté terre, falaises coraliennes, cocotiers et immenses pins colonnaires qui frangent le littoral et qui ont donné son nom à l'île.












L'Ile des Pins a été découverte en 1774 par James Cook (que nous suivons décidemment à la trace après l'Australie et la Nouvelle-Zélande) avant que la France ne s'y intéresse sous Louis XIV puis transforme l'île en colonie pénitentiaire en 1872. Nous nous sommes retrouvés face à face avec le passé pénitentiaire de l'île au détour d'une promenade à vélo. Le long de la route s'étendent en effet les ruines de l'ancienne prison et le cimetière des déportés. Un moment d'émotion certaine lorsqu'un épisode de notre histoire, en l'occurrence celui de la Commune de Paris, s'incarne ainsi tout à coup, à des milliers de kilomètres de la Capitale. C'est quelque part l'Histoire qui prend vie, au-delà de l'événement appris à travers les livres. 

 

C'est que l'Ile des Pins a accueilli 3000 exilés de la Commune de Paris (Louise Michel fait partie des déportés mais sera emprisonnée sur la Grande Terre). Elle a également accueilli une centaine de berbères algériens condamnés après la révolte kabyle de 1871 et 750 kanak après la révolte indigène de 1878. Pour l'anecdote, l'entretien du cimetière est aujourd'hui subventionné par la Ville de Paris. On imagine l'étonnement des élus parisiens lorsqu'ils votent la ligne budgétaire correspondante !!













Aujourd'hui ce passé tend à disparaître sous la végétation tropicale. Combien de touristes visitent les ruines de la prison? L'Ile des Pins est à présent la destination touristique phare de Nouvelle-Calédonie, celle où se rendent les couples en voyage de noce... et on les comprend. Nous avons pour notre part bien profité de ce petit séjour au paradis, entre farniente sur l'une des plages connue pour être l'une des plus belles du Pacifique, snorkeling autour du rocher sacré de la baie de Kanuméra et balade en pirogue traditionnelle à travers la bais d'Upi.

Pour nous l'exil continue : cap sur un autre Eden, celui des Loyautés.

par marjo.olivier publié dans : Nouvelle-Calédonie
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Vendredi 18 avril 2008

Noumea, Nouvelle-Caledonie, le 12 avril 2008


Non, nous n'avons pas décidé de prononcer ces voeux devant Monsieur le Maire (même si le cadre idyllique pourrait donner des idées à certains...). Pour le meilleur et pour le pire, c'est le regard que nous portons sur la  Nouvelle-Calédonie, après 3 semaines de voyage sur ses îles.


La Nouvelle-Calédonie n'est pas toujours une destination facile, elle reste néanmoins paradisiaque. La voici donc, croquée en quelques touches, avec le regard tout relatif de simples touristes qui ne l'ont goûtée que 3 petites semaines, au cours desquelles nous avons connu le pire comme le meilleur.

Commençons par le pire. Nous avons débarqué sur la Grande Terre le 25 mars dernier à l'aéroport international de Tontouta. Dans le hall de l'aéroport, le bureau de poste était fermé pour cause de grève, tandis que la navellte publique assurant les transferts jusqu'à Nouméa ne fonctionnait pas, les conducteurs ayant cessé le travail eux aussi. Pas de doute, après 4 mois d'errance asiatique ou anglophone, nous étions bien revenus en France...























Nous n'étions pas au bout de nos peines, puisque nous avons cotoyé de près la compagnie aérienne qui dessert les différentes îles : retards de plusieurs heures, vols annulés, absence totale d'information, communication pour le moins hasardeuse (cf les "défauts techniques aléatoires" du communique de presse ci-dessous), et des anecdotes à la pelle racontées par les gens du coin : avions partant à vide, lestés de cailloux alors que des dizaines de passagers attendent pour embarquer, vols annulés laissant 36 personnes sur le carreau pour 4 personnes en surbooking, problèmes de bagages, etc... Nous avons maudit Air Calédonie et ses fameux "problèmes techniques". Première fois depuis 4 mois que nous sommes confrontés à une compagnie aérienne où irrationalité et "je m'en foutisme" ont été érigés en principe d'organisation.

 

Deux autres éléments rendent un séjour en Calédonie un peu décevant : la chèreté de la vie (la Nouvelle-Calédonie est une destination tout simplement ruineuse, bien plus que l'Australie ou la Nouvelle-Zélande, pour un très mauvais rapport qualité-prix), et l'accueil quelque peu désinvolte de la population. Nous nous attendions au premier, moins au second. Nous avions choisi sur les îles Loyautés "l'accueil en tribu", en réalité un accueil chez l'hbitant. Sur les 3 expériences que nous avons eues, une s'est révélée intéressante (contacts avec notre hôte et qualité de l'accueil), les 2 autres bien decevantes. Mais peut-être n'avons-nous pas eu de chance ?























Voici pour les aspects négatifs du pays. Heureusement il a quelques atouts entre ses mains, et notamment les qualités de ses défauts : un potentiel naturel énorme (îles sauvages, plages de rêve, faune sous-marine exceptionnelle...) resté intact et sous-exploité. En effet la population locale se porte plutôt bien sans touristes et ne semble pas chercher à développer cette activité. Les métropolitains qui voudraient le faire se heurtent au droit coutumier un peu subtil et à la difficulté d'acheter le foncier qui appartient aux tribus pour y construire des structures hôtelières. 
Et a la désinvolture ambiante répond le rythme tranquille des îles et une certaine douceur de vivre bien agréable.














Enfin nous avons été séduits par l'alchimie entre culture kanak et culture française qui produit cette sensation assez nouvelle pour nous de se sentir tout à la fois en France et au coeur de la Mélanésie. Fermez les yeux et imaginez-vous sur une plage au milieu du Pacifique. Sous un cocotier, 3 petites filles mélanésiennes sont en train de chanter une contine de votre enfance : "savez-vous planter des choux, à la mode, à la mode, savez-vous planter des choux à la mode de chez nous"... La Calédonie c'est aussi cette culture métissée que ni caldoches loyalistes ni kanak indépendantistes ne peuvent plus aujourd'hui nier.

Depuis les accords de Matignon et de Nouméa la Nouvelle-Calédonie semble trouver sa voie vers une autonomie profitable à tous. Les reports successifs du référendum sur l'indépendance du territoire sont la preuve que Calédonie et France sont désormais prêtes à consentir librement à leur union, pour le meilleur et pour le pire.

par marjo.olivier publié dans : Nouvelle-Calédonie
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Jeudi 17 avril 2008

Auckland, Nouvelle-Zelande, le 24 mars 2008


En portant à l'écran le Seigneur des Anneaux, le réalisateur Peter Jackson n'espérait certainement pas réaliser un tel carton au box office mondial.
Si le succès du film doit beaucoup à l'univers envoûtant imaginé par Tolkien, auteur littéraire de la trilogie, il le doit aussi aux paysages spectaculaires de la désormais célèbre Terre du Milieu.















Dans les salles obscures, beaucoup ont attendu le générique de fin pour savoir quel pays pouvait offrir des cadres naturels aussi variés que grandioses.
Réponse : la Nouvelle-Zélande, cette île qui paraissait jusque là si petite et si lointaine pour la majorité d'entre nous.
Même pour les paysages les plus "extra-terrestres", nul n'a été besoin de recourir à la création numérique, ils existent bel et bien sur notre planète... en Nouvelle-Zélande !
Des collines verdoyantes du pays des hobbits aux terres ténébreuses du Mordor en passant par les forêts magiques des Elfes, tout y est !


















Depuis la sortie du fim, la Nouvelle-Zélande n'est plus seulement une référence pour les amateurs de rugby, elle est également entrée dans le top 10 mondial des destinations rêvées par les touristes. Sans compter qu'elle est devenue un haut lieu de production cinématographique avec de nombreux tournages en site naturel ou dans les studios de Wellington, la capitale néo-zélandaise, rebaptisée depuis peu Wellywood.


















Les Kiwis n'ont pas tardé à rebondir suite à ce coup de projecteur inespéré sur leur pays : ils exploitent désormais à fond le gisement touristique autour du Seigneur des Anneaux, allant jusqu'à proposer des circuits organisés permettant de visiter tous les lieux de tournage "sur les traces de l'Anneau".


















Pour notre part, même si nous n'avons pas succombé aux sirènes du marketing touristique, nous avons il est vrai ressenti une certaine émotion en gravissant les parois du volcan Ngauruhoe jusqu'au cratère dans lequel les fameux Anneaux ont été forgés.
Et lorsque le ciel s'est brusquement obscurci, nous avons vraiment cru que Sauron et les forces maléfiques du Mordor étaient de retour sur la Terre du Milieu ; heureusement, il ne s'agissait que du signe annonciateur d'un phénomène climatique bien connu en Nouvelle-Zélande : la pluie !

par marjo.olivier publié dans : Nouvelle-Zelande
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Lundi 24 mars 2008

Taupo, Nouvelle-Zelande, 22 mars 2008

On a tellement aime notre premier "great walk" qu'on a decide de remettre ca. Cette fois-ci, changement complet de decor. Cap sur l'ile du Nord, plein centre, et ses grands plateaux volcaniques. Objectif : le "Tongariro Northern Circuit", une boucle de 45 km de 3 jours/2 nuits au sein de l'austere parc national du Tongariro, classe au patrimoine mondial de l'humanite.

Le Tongariro a la particularite d'etre le seul parc national au monde a avoir ete cree suite a un don du peuple indigene, les Maoris ayant offert cette terre sacree a la nation neo-zelandaise au 19eme siecle.

















La region doit son activite volcanique a sa situation en plein coeur de la zone de chevauchement des plaques pacifique et indo-australienne.
Tout commence il y a 26 500 ans avec une mega-eruption, l'une des plus importantes que la terre ait connue, creant un nuage de cendres de 800 000 m3 et un cratere de 600 km2.
L'activite volcanique de la region n'a jamais cessse depuis lors. Dernier temoignage en date, l'eruption spectaculaire du volcan Ruapehu pendant plusieurs mois en 1995/1996, rayant de la carte d'une coulee de lave 2 stations de ski construites imprudemment sur les pentes du volcan.


















Pour nous, le defi etait de parvenir au sommet du volcan Ngauruhoe (2287 m), faussement endormi, apres une ascension de 1400 m de denivelee dont les 600 derniers metres a meme la pente du volcan, sur un terrain difficile alternant roches volcaniques tranchantes et eboulis instables.
Je me dois de feliciter Marjorie qui a releve ce defi sans sourciller et qui a eu une grosse frayeur lorsque son amoureux a malencontreusement fait debouler un gros rocher qui est passe tres, tres pres d'elle !

















Mais le jeu en valait vraiment la chandelle : le volcan Ngauruhoe est d'une esthetique saisissante avec un cone parfaitement symetrique et un cratere rouge spectaculaire lie a la presence de fer dans la roche volcanique. Un volcan tellement parfait qu'il a servi de cadre naturel pour la reconstitution de la terre du Mordor dans le Seigneur des Anneaux (cf. article a venir " Sur les traces de l'Anneau").

Mais au-dela de la carte postale, marcher dans le Tongariro, c'est comme assister a la creation du monde, c'est la nature a l'etat brut : le bruit de l'eau qui bouillonne sous la roche, l'odeur de soufre portee par les vents, la chaleur de la vapeur d'eau jaillissant de terre, l'eclat aveuglant du soleil renvoye par les roches de lave noire, enfin le reflet irreel de lacs aux couleurs fluorescentes.

















Et puis, la vie qui essaie de reprendre ses droits, patiemment, par petites touches : ici un tapis de mousse, la une touffe d'herbes.

Au fil des heures, dans cet environnment aux frontieres du reel, l'esprit se met a divaguer et on se surprend a revenir a des questions fondamentales : "d'ou vient-on, ou va-t-on, pourquoi est-on sur cette terre..."

Le Tongariro restera pour nous une experience unique et inoubliable, l'un de ces moments rares ou l'on se retrouve face a la Terre, face a soi-meme!















par marjo.olivier publié dans : Nouvelle-Zelande
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Lundi 24 mars 2008

Queenstown, Nouvelle-Zelande, le 17 mars 2008


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Le meilleur moyen de decouvrir la beaute de la nature neo-zelandaise est encore de la parcourir a pied, histoire de prendre le temps de savourer ses paysages spectaculaires et ses lumieres subtiles.
Le trekking est ainsi devenu l'une des activites phare de la Nouvelle-Zelande, avec en tete d'affiche 9 ''great walks'' (l'equivalent de nos GR, les sentiers de grande randonnee).


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Faute de pouvoir acceder au plus fameux d'entre eux, le Milford Track, repute pour etre le plus beau du monde mais qui necessite de reserver les refuges pres d'un an a l'avance, nous avons decide de parcourir le Routeburn Track, un trek de 3 jours/2 nuits totalisant 38 km dans des paysages de foret humide et de moyenne montagne.


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L
e Routeburn Track est a l'origine une piste maorie permettant de traverser d'est en ouest les Alpes neo-zelandaises afin de transporter la precieuse pounamu, c'est-a-dire la pierre de jade. Le pounamu occupe une place essentielle dans la culture maorie. Celui qui detient cette pierre semi-precieuse beneficie au sein de la tribu d'un grand mana (pouvoir).


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Pour notre part, le sac a dos n'etait malheureusement pas rempli de pounamu mais plutot de sachets lyophilises de soupe et de muesli, nous apportant un faible mana mais un grand reconfort le soir venu dans les "huts" du parc national.

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38 km de reve et des images plein les yeux... decidement, la Nouvelle-Zelande est bien un pays beni des dieux !



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par marjo.olivier publié dans : Nouvelle-Zelande
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Dimanche 23 mars 2008

Auckland, Nouvelle-Zelande, le 23 mars 2008

Les Kiwis (habitants de la Nouvelle-Zelande) disent fierement de leur pays qu'il est la terre de Dieu. Devant une telle pretention, et apres avoir deja decouvert mille et une merveilles dans les pays precedemment traverses, nous avons aborde la Nouvelle-Zelande avec un sentiment mele d'excitation et d'exigence. Exigence d'autant plus forte qu'a la lecture du Lonely Planet (en anglais, svp), tous les paysages semblent " scenic, spectacular, breath-taking, heart-stopping, stunning...".

Et bien c'est vrai, il n'y a pas de mots assez forts pour decrire la beaute sauvage de la Nouvelle-Zelande. C'est ENORME !
Meme les plus agnostiques en arrivent a se demander si une nature aussi parfaite n'est pas le signe d'une intervention divine. Bien vu, il y a en effet derriere ce petit miracle de la nature un dieu maori nomme Maui (les Maoris sont les premiers habitants de la Nouvelle-Zelande, arrives il y a 800 ans sur des canoes en provenance des iles melanesiennes).

Voici donc l'histoire de la creation de la Nouvelle-Zelande completee et revisitee par nos soins.

1er jour

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La Nouvelle-Zelande, ce sont deux iles, l'ile du nord et l'ile du sud. Leur naissance, les Maoris la racontent avec beaucoup de poesie.
Selon la mythologie maorie, le monde est ne de l'union de Rauginui (le Pere Ciel) et Papatuanuku (la Mere Terre). Bien longtemps apres la creation du monde est apparu un demi-Dieu nomme Maui, voyageur venu de Polynesie. Un jour, Maui partit pecher avec ses cinq freres. Ils pagayerent loin, tres loin, en pleine mer. Maui prit alors un hamecon magique, et bientot il attrapa un immense poisson. Bataillant avec force, il le tira jusqu'a la surface. Ce poisson devint l'ile du nord de Nouvelle-Zelande, appelee Te Ika a Maui (le poisson de Maui). Mais le poisson, en sortant de l'eau, provoqua une immense vague qui fit chavirer le canoe de Maui. La coque renversee du canoe donna naissance a l'ile du sud, appelee Te Waka a Maui (le canoe de Maui). 


La s'arrete la legende maorie et commence une histoire qui n'est que le fruit de notre imagination.

Le demi-dieu Maui (rechappe bien entendu du naufrage, puisqu'il est un demi-dieu) tomba amoureux d'une jeune et belle princesse kiwi, du nom de Wanaka, qui sombrait dans l'ennui, prisonniere d'une terre sans relief ni asperite. Pour la seduire, Maui decida de faire de ces deux iles du bout du monde deux perles de la nature d'une beaute incomparable et inegalable.

2eme jour

En premier, il decide d'egayer les cotes battues par les vents, matraquees sans cesse par les rouleaux de la mer de Tasman a l'Ouest et du Pacifique sud a l'Est.

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Sur la cote ouest, il plante une fantastique foret tropicale temperee composee d'arbres fougeres et de petits palmiers endemiques, et habitee par un drole d'animal, mi-oiseau, mi-mammifere, le kiwi.

Sur la cote est, la force des vents l'empeche de planter des arbres : il seme alors d'immenses paturages pour que paissent tranquillement les moutons et les vaches.

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3eme jour

Pour lui prouver l'intensite de son amour et lui montrer la chaleur de son coeur, le Dieu Maui fait entrer en eruption sur l'ile du nord des dizaines de volcans, dont les crateres rouges crachent des eclairs incandescents et une lave brulante.


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4eme jour


Bien decide a demander la main de sa jolie princesse, Maui decide de lui confectionner le plus beau des voiles de mariee. Il deploie alors sur l'ile du sud un long ruban de glace, tellement long qu'il atteint presque la mer et descend a moins de 300 metres d'altitude au beau milieu de la foret humide.

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5eme jour

Maui se dit qu'il ne peut faire sa demande en mariage sans offrir a sa douce quelque pierre precieuse. Ne connaissant pas sa couleur preferee, il decide de lui offrir des joyaux de toutes les couleurs et seme alors sur les deux iles des lacs, petits et grands, bleux, verts, gris, noirs, blancs, veritables joyaux sertis tantot de collines verdoyantes, tantot de montagnes plongeant a pic.

  









 


















6eme jour


Fin pret, Maui se rend chez sa belle et lui demande sa main apres lui avoir montre toutes les transformations apportees aux deux iles. Emerveillee par la beaute de cette nature nouvelle et conquise par toutes ces attentions a son egard, la princesse Wanaka accepte volontiers la demande de son pretendant.
Mais elle a une exigence : elle veut que leur union soit celebree a bord d'un grand canoe maori, dans des eaux calmes permettant a ses amis les dauphins hector, les pingouins bleus et les lions de mer d'assister a leur mariage en toute tranquillite.

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Maui, un temps desarconne par cette demande incongrue, finit par trouver la solution : creer de profonds fjords au sud de l'ile du sud offrant un havre de paix a l'abri des deferlantes de la mer de Tasman.

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7eme jour

Tout est fin pret pour l'union du demi-dieu Maui et de la princesse Wanaka. Tous les invites se retrouvent sur le Doubtful Sound, a bord d'un long canoe de 25 metres filant dans les eaux apaisees du fjord, a peine troublees par les sauts en demi-cercle des dauphins.

Au moment ou Maui et Wanaka se disent oui, des dizaines de cascades jaillissent partout dans le pays pour celebrer leur bonheur.

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De cette union naitra un enfant sublime et unique : la Nouvelle-Zelande !

par marjo.olivier publié dans : Nouvelle-Zelande
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